Le sujet reste paradoxal pour beaucoup, il suscite aussi bien l’indifférence, le dédain, une franche hostilité, l’inquiétude… Tant qu’on ne le connaît pas, on ne soupçonne pas son pouvoir de questionnement voire d’ébranlement… ni sa portée: C’est une aventure sur notre propre culture, sur nos représentations, sur notre mode d’organisation et nos types d’organisations. Découvrir toutes les facettes de la mixité en entreprise c’est embrasser un questionnement à travers des disciplines très variées : sociologie, politique, management des organisations, juridique, culture, psychologie… une aventure exceptionnelle pour imaginer la société de demain ! Nous vous proposons quelques mises en bouche, en espérant vous donner l’envie d’aller plus loin avec nous…
Mise en bouche n°1: La jubilation du questionnement
Mise en bouche n°2: sujet d’actualité, sujet dépassé, faux sujet…?
Mise en bouche n°3: Et les hommes dans tout çà…?
Mise en bouche n°4: Testez vos propres raisons de vous y intéresser…
Mise en bouche n°1: La jubilation du questionnement
Qu’est-ce que l’égalité professionnelle? THE sujet qui ne laisse pas les méninges inertes.
Un sujet qui bouscule les idées reçues :
♥ les cerveaux des femmes et des hommes ne sont pas si différents.
♥ Depuis 1907 les femmes sont électrices et éligibles aux conseils de prud’hommes.
♥ Déjà en 1673, Poullain de la Barre déclarait : « les différences sexuelles entre les sexes n’étant pas fondées sur la nature, elles ne peuvent provenir que du conditionnement social. »
Un sujet qui enrichit le vocabulaire :
♥ plafond de verre / plancher de verre
♥ parité / équité
♥ rapport de situation comparée / taux d’attrition
♥ socialisation / care
♥ menace du stéréotype
Un sujet qui met à jour tant de schémas, chez les hommes comme les femmes !
♥ comprendre ce que les stéréotypes induisent dans nos comportements
♥ évaluer les biais qui en découlent dans nos prises de décision
♥découvrir ce qui limite l’expression des compétences des femme
♥initier un dialogue sur les aspirations des hommes en termes d’équilibre.
Un sujet qui questionne les pratiques managériales :
♥ le chiffre 3, chiffre magique pour qu’une minorité d’individus s’exprime pleinement,
♥ le plafond de verre est une réalité pour 69% des femmes cadres,
♥ 24% des femmes entre 30 et 35 ans quittent l’entreprise contre 5% des hommes,
♥ pour les hommes et pour les femmes, la satisfaction professionnelle vient avant tout de la reconnaissance de leur travail.
Mise en bouche n°2: sujet d’actualité, sujet dépassé, faux sujet…?
Mise en bouche n°3: et les hommes dans tout çà???
Sur le sujet de l’égalité professionnelle, Companieros travaille main dans la main avec l’association Mercredi-c-papa, engagée pour l’implication des hommes dans les politiques de mixité. Autant dire que cette question de l’implication des hommes est central dans notre réflexion et fonde l’originalité de notre approche.
Laissons la parole à Antoine de Gabrielli, fondateur de Companieros et président de l’association Mercredi-c-papa:
« Jusqu’ici, dans les politiques d’égalité professionnelle, on s’est beaucoup intéressé aux femmes, et à ce qui empêchait « chez les femmes » d’accéder aux responsabilités, mais on a soigneusement omis de toucher à ce qui est le coeur du problème : les hommes et l’organisation du travail. Ce n’est pas à tort qu’on s’est intéressé à ce qui limite l’accès des femmes aux postes à responsabilités : la maternité peut être considéré comme un délit (Brigitte Grésy) ou comme un simple fait de vie. Et on peut changer un certain nombre de choses pour que ce soit d’avantage un fait de vie. On peut aussi aider les femmes à compenser un certain nombre de leurs difficultés : manque de réseaux (beaucoup de réseaux de femmes ont été créés), coaching, mentorat… Tout cela est utile. Mais c’est à tort qu’on a laissé de côté deux des principales causes du plafond de verre : les stéréotypes des hommes, et la vision du pouvoir et l’organisation du travail qui en découlent.
Actuellement, 95% des politiques en faveur de l’égalité professionnelle ne concernent que les femmes. En fait tout a été fait comme si on considérait que les femmes étaient responsables du problème… .
Je pense que l’erreur, le principal manque qui explique la stagnation, c’est QU’ON A OUBLIÉ LES HOMMES. Cela peut sembler étonnant ou même, encore, choquant : les hommes discriminent les femmes et il faudrait s’occuper d’eux ? Provocateur. L’histoire des luttes féministes s’est souvent faite contre les hommes. Est-ce qu’on aurait pas oublié les hommes dans le raisonnement, est-ce ce sont aux femmes de résoudre cette question?
Ma conviction c’est que les hommes ont tout à gagner à ce que l’égalité professionnelle progresse, en termes d’épanouissement professionnel et personnel. ET qu’il faut leur présenter ce sujet dans cette perspective, et qu’il faut les aider à en faire l’expérience… » ET QUE C’EST POSSIBLE…!






