Le sommet de Johannesburg
Le sommet mondial pour le développement durable s'est déroulé du 26 août au 4 septembre 2002 à Johannesburg en Afrique du Sud.
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Pourquoi?
L'objectif était de « dynamiser l'engagement politique envers le développement durable » et de réfléchir sur ses grands enjeux (environnementaux, sociaux et économiques) afin d'envisager une croissance économique qui n'ait plus pour conséquence la dégradation progressive des conditions de vie sur l'ensemble de la planète.
Dix grands points ont été évoqués :
Faire fonctionner la mondialisation au service du développement durable,
Eliminer la pauvreté et améliorer les moyens d'existence durable,
Modifier les modes de consommation et de production non viables,
Améliorer la santé,
Fournir un accès à l'énergie et en promouvoir une utilisation rationnelle,
Gérer convenablement les écosystèmes et la biodiversité,
Améliorer la gestion des ressources en eau douce,
Aider au développement durable de l'Afrique,
Renforcer le système de gouvernance international.
Bilan
La ministre de l'Ecologie et du Développement durable, Roselyne Bachelot-Narquin, a présenté, mercredi 18 septembre, en Conseil des ministres, une communication portant sur le bilan du Sommet mondial du développement durable de Johannesbourg, qui a eu lieu du 26 août au 4 septembre, 10 ans après Rio.
Des partenariats renforcés
Comme le souligne le compte-rendu du Conseil des ministres, ce sommet a marqué une tendance au renforcement du multilatéralisme, près d'un an après le 11 septembre 2001. Il a donné lieu à l'adoption d'une déclaration politique et d'un plan d'action, qui confirment les acquis du Sommet de Rio sur l'engagement des Etats dans la préservation de l'environnement et la promotion du développement durable. Mais, comme l'a souligné la ministre, "une mobilisation de tous sera [désormais] nécessaire pour en assurer la bonne exécution".
La France, partenaire actif des avancées de Johannesbourg
Tout au long du Sommet de Johannesbourg, "la France est apparue comme un partenaire actif et engagé". La délégation française, menée par le Président de la République, a suivi à ses côtés les négociations et participé à de nombreux évènements et ateliers organisés dans le cadre du Sommet. Si, comme l'a précisé la ministre, les résultats obtenus à Johannesbourg restent "fragiles", la France peut notamment se réjouir des avancées obtenues sur les questions qu'elle a, elle-même, défendues.
Pour une mondialisation humanisée
Comme le souligne le compte-rendu du Conseil des ministres, le Président de la République a présenté plusieurs propositions en faveur d'une mondialisation humanisée et maîtrisée, dans une intervention qui a eu un fort retentissement. La notion de diversité culturelle, fortement portée par la France, notamment par le Président Chirac, est ainsi reconnue comme un élément essentiel pour atteindre les objectifs du développement durable. Dans la lutte contre l'effet de serre, un résultat significatif a été enregistré avec l'annonce par le Canada, la Russie, la Chine et l'Inde , de leur intention de ratifier le protocole de Kyoto. Enfin, la France a présenté de nombreuses initiatives de partenariat, qui témoignent de l'élan qu'a suscité dans notre pays la préparation du sommet, comme l'avaient démontré les Journées de Rennes auxquelles le Premier Ministre avait participé.
L'après Johannesbourg : une stratégie pour l'avenir
La ministre de l'Ecologie et du Développement durable a indiqué , mercredi, une liste de thèmes que la France défendra lors des prochaines échéances internationales, européennes mais également au plan national.
Les positions françaises à l'international
La France fera valoir ses positions en faveur de :
la notion de gouvernance mondiale de l'environnement ;
la reconnaissance internationale du concept de biens publics mondiaux ;
du renforcement du rôle de la Commission du développement durable des Nations-Unies.
En concertation avec les autres Etats membres de l'Union, la France souhaite la préparation d'une stratégie méditerranéenne de développement durable ambitieuse.
Ainsi que le rapporte le compte-rendu du Conseil des ministres, le Gouvernement veillera à enrichir rapidement la stratégie nationale du développement durable. Tous les acteurs de la société civile dont la participation a contribué à la qualité de la préparation du sommet en France, notamment lors des Journées de Rennes, sont invités à l'élaboration de cette stratégie.
Un séminaire gouvernemental sur les moyens de donner suite en France au Sommet de Johannesbourg, sera organisé le 31 octobre. Comme l'a souligné Roselyne Bachelot, à la sortie du Conseil des ministres : "l'ensemble du gouvernement se réunira [...]à Matignon pour voir comment dans chacun des secteurs de responsabilité qu'il assure, il ou elle met en place les stratégies du développement durable voulues par le président de la République et le Premier ministre".

