< Voir la liste des articlesCe que Companieros retient du livre d'Elisabeth Badinter : une injonction, des paradoxes que les femmes portent seules et qu'elles intériorisent... Si le livre crée beaucoup de vagues, s'il dérange, Companieros salue la cohérence de l'auteure et son audace à aller au bout de son raisonnement.
E Badinter lance un cri d'alerte : la notion de choix des femmes du XXI° siècle est menacée par un retour en force du naturalisme.
Un regard intéressant pour les étudiants du programme HF Management, qui se sont frottés à cette notion de choix, notion ambigue qui justifierait de longs débats.
Entre 1980 et 2010, E Badinter souligne une révolution dans la conception de la maternité qu'elle juge excessivement revalorisée. Alors que la maternité aurait dû faire l'objet d'un choix de plus en plus libre, elle se trouve aujourd'hui, selon les propres mots de l'auteure, comme "placée au coeur du destin féminin".
Elisabeth Badinter déplore que, à travers notamment le mouvement écologiste voire naturaliste, la fameuse "injonction à être une bonne mère" semble de nouveau et insidieusement contaminer les discours.
E Badinter nous livre ses réflexions sur le désir ou le refus d'enfant, sur l'influence des lobbies pour l'allaitement maternel, sur les causes de la baisse de la fécondité, sur le lien entre niveau d'instruction et fertilité des femmes, sur le modèle maternel propre à chaque culture.
Extrait choisi:
"Chaque culture est dominée par un modèle maternel idéal qui peut varier selon les époques. Qu'elles en soient conscientes ou non, il pèse sur toutes les femmes. On peut l'accepter, le négocier ou le rejeter, mais c'est toujours par rapport à lui qu'on se détermine en dernière instance."