< Voir la liste des articlesCompanieros apprécie le discours engagé et novateur de l'Inspectrice Générale des Affaires Sociales qui sait varier ses effets pour s'adapter à son public et convaincre.
A lire d'urgence pour comprendre ce qui est en jeu : la synthèse du rapport !
Brigitte Grésy nous rappelle que 70% des femmes disent que le plafond de verre est insupportable et qu'elles ne font pas confiance à leur entreprise pour les promouvoir.
Elle nous parle de la turpitude du temps pour les femmes : un temps qui est menteur et qui est facteur d'exclusion. Car le temps en entreprise, c'est le temps du soir dont les femmes s'excluent de fait pour concilier les temps justement.
« Avec la question de l'égalité, on nage dans des paradoxes permanents. »
Brigitte Grésy nous alerte sur une déviance possible qui consisterait à vouloir mettre des femmes partout parce qu'elles sont différentes? « Je ne crois pas aux qualités sexo-spécifiques. En revanche il y a des modes d'accès au réel qui sont différents à cause de la double journée portée par les femmes. Il faut avoir l'assurance que dans tous les lieux de pouvoir, il y ait des personnes ayant des modes d'accès au réel qui soient différents. »
Elle nous invite à changer de paradigme complètement, radicalement : les femmes ne sont pas une catégorie et il ne s'agit pas d'évaluer une moitié à l'aune de l'autre.
Un appel au changement, un appel à inventer de nouveaux modèles, un appel à questionner les schémas sclérosés : c?est bien ce qui est en jeu dans la découverte de la mixité que font les étudiants et dans le dialogue qu'ils instaurent avec les entreprises partenaires à travers des acteurs de la mixité, des collaborateurs et les marraines des étudiantes.