< Voir la liste des articlesLes grands thèmes de la RSE sont toujours au départ des grands sujets de société. Mais ils sont aussi de vrais enjeux de performance dans l'entreprise. Abordés dans cette perspective par Companieros, ils conduisent à de vrais changement de culture, et notamment de culture managériale.
Antoine de Gabrielli, président de Companieros, s'explique sur la finalité des formations Companieros.
Dans le fond, quels objectifs vous donnez-vous avec vos formations?
Intégration professionnelle des personnes handicapées, meilleur accès des femmes aux postes à responsabilités, diversité sociale... ces sujets ne se résolvent pas dans l'entreprise par la simple bonne volonté : si c'était si simple de changer les choses, il y a longtemps que cela aurait été fait. Les évolutions butent en fait le plus souvent sur les résistances culturelles et managériales des hommes et les femmes des entreprises. Ce sont donc d'abord ces résistances qu'il faut vaincre. Et pour les vaincre, s'il faut bien sûr un certain nombre d'informations et d'enseignements académiques (lois, chiffres...), seules des rencontres exceptionnelles peuvent permettre de franchir rapidement des barrières mentales et culturelles. C'est pour cette raison qu'ouverture et rencontre sont les incontournables des formations Companieros.
Les entreprises ont-elles besoin de ces formations?
Les grands thèmes de la RSE sont toujours au départ des grands sujets de société. Mais ils sont aussi de vrais enjeux de performance dans l'entreprise : par exemple il y a une cohésion d'équipe nettement supérieure quand une équipe est capable d'intégrer une personne handicapée : cela se mesure notamment en terme d'absentéisme et de taux d'arrêt de travail; il y a aussi une performance très nettement supérieure des entreprises capables d'ouvrir au moins 30% de leurs postes de direction aux femmes, comme cela a été démontré par Mc Kinsey dans les études Woman Matter 1&2. L'entreprise a donc un intérêt direct à ce que ses responsables, actuels ou futurs, prennent ces sujets au bon niveau, avec le volontarisme et la compétence voulue. Il s'agit donc bien de nouvelles compétences managériales, ouvrant de nouveaux champs d'efficacité à l'entreprise, tout en répondant à la demande politique et sociale.
Mais jusqu'où former? Ces sujets sont... infinis !
Nous ne souhaitons pas former des spécialistes : d'abord parce que les entreprises n'ont besoin que de très peu de spécialistes sur ces sujets et qu'ensuite il existe d'excellentes formations spécialisées sur ces matières. Companieros propose de former tous les responsables, actuels ou futurs, au "minimum nécessaire et suffisant" sur chacun des domaines de la RSE. C'est, dans sa modestie, une immense ambition. Nous pensons que c'est exactement de cela dont ont besoin les entreprises aujourd'hui, c'est ce qu'elles attendent de leurs collaborateurs présents et futurs. Cette idée est désormais largement validée par les 31 grandes entreprises qui soutiennent nos programmes de formation.
Comment convainquez-vous les étudiants?
Pour toucher tous les étudiants, il fallait montrer que nos formations conduisent à des compétences professionnelles et managériales déterminantes pour leur succès professionnel. Le discours est très simple et pragmatique : « Tu peux t'intéresser à ces sujets parce que tu en partages les enjeux humains ou sociaux, mais vous devez TOUS, dans tous les cas, vous y intéresser parce ce qu'ils sont des enjeux pour VOTRE compétence professionnelle et managériale et qu'ils seront déterminants pour l'efficacité de VOS futures équipes et de VOS futures entreprises. ». En général, c'est convaincant !