Afterwork #9 : Wake up Café libère les talents en milieu carcéral

Témoignage de Clotilde Gilbert, fondatrice de Wake Up Café, sur l’insertion professionnelle des personnes incarcérées

Mardi 7 juin, les Transformeurs se sont réunis une dernière fois avant l’été pour faire la rencontre de Clotilde Gilbert, fondatrice de l’association Wake Up Café, qui œuvre à la réinsertion des personnes incarcérées.
Pourquoi tenions-nous tant à cette rencontre ? Si les Wakers et les Transformeurs ne travaillent pas sur les mêmes thématiques, ils portent un projet commun : changer de regard sur les plus fragiles et contribuer à son niveau à une société qui permet à toute personne capable de travailler de trouver sa place dans la société.

Le parcours de Clotilde est atypique : après avoir été invitée à chanter dans une prison, elle décide de s’engager auprès des détenus en tant qu’aumônière de prison. Cet engagement et les dialogues qu’elle engage lui font prendre conscience de la difficulté de sortir réellement de prison et d’un double enjeu : déplacer le regard que portent les détenus sur eux-mêmes et celui que leur portent les employeurs. Comme elle nous l’a si bien expliqué, sortir de prison est souvent vécu comme un véritable handicap, tant sur les plans personnel et social que professionnel.

Afterwork-Wake_Up_Cafe« Libérer les talents ! »

C’est le crédo de l’association, un jeu de mots pour exprimer le défi de redonner du sens et de la confiance aux détenus face à leur avenir. Pour cela, Wake Up Café propose aux détenus volontaires d’exprimer leurs talents artistiques et de les accompagner jusqu’au bout de la démarche : l’association a par exemple récemment organisé une vente aux enchères de tableaux réalisés par un détenu et va bientôt permettre à un autre prisonnier de publier son livre…
La révélation de ces talents est un point d’appui pour que les détenus développent l’envie et l’énergie nécessaires à la préparation de leur réinsertion.
Il reste ensuite à convaincre les entreprises de les embaucher… C’est le deuxième volet de l’action de Wake Up Café qui facilite leur retour à l’emploi en montant un projet professionnel avec les détenus. En fonction de leurs aspirations, l’association communique ensuite ce projet aux entreprises partenaires. Plus qu’un simple travail, cette promesse d’embauche permet aux détenus de ne pas sortir de prison sans possibilité de se projeter vers l’avenir et limite ainsi la récidive.
Le dispositif est complété par des « Wake Up Diners », organisés régulièrement par des anciens détenus, dans le but de libérer la parole et de se soutenir sur le long terme.

Des échanges nourrissants

La présentation n’étaient pas terminée que les questions fusaient : changer les regards des individus pour, pas à pas, faire évoluer celui de la société toute entière résonne chez nos Transformeurs ! Après l’afterwork #8 autour Jean-Marc Richard, président de l’AMIPI-Bernard Vendre, l’intervention de Clotilde Gilbert confirme l’intérêt des Transformeurs pour les questions de société et la volonté affirmée de faire bouger les lignes à son niveau : ils étaient déjà deux à assister au dernier Wake Up Café ce lundi…
Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page Facebook de l’association : Wake Up Café.

A vos agendas !

Cette intervention clôt les afterworks pour cette année : nous nous retrouverons à la rentrée, et plus précisément le 4 octobre ! Bonnes vacances et à très vite 🙂

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